sache 01

    August 23 | 2016

    Im Grunde bösartig ist die zeitgenössische Idee des lebenslangen Lernens. Noch immer poltern die Ausbeuter im Namen der Vernunft, Lehrjahre seien keine Herrenjahre. Der Normalfall der Lehre ist nur erträglich in der Aussicht auf ein baldiges Ende.

    „Fußgängerzonen, Fußgängerzonen, […] Ach Du schönes Westdeutschland.”
    Ich behaupte die Allgegenwart der Inneneinrichtungs- , Gedöns- und Privatisierungsläden: Butlers, Xenos und Mythos.

    In der U2 ergibt sich für mich bisweilen der Höreindruck einer Voliere. Ich sitze dann inmitten schreiender Vögel. Dem ist offensichtlich nicht so und ich suche nach der Erklärung. Unter den Sitzen der alten Bahn finden sich Gitterklappen. Sie muten an wie Käfige und ich stelle mir vor: da sind die Vögel drin und sie wollen raus. Erkennbar – ein Schlitz. Dort lassen sich wahrscheinlich mit einem Schlüssel die Türen der Käfige öffnen. Ich frage mich, wer hat den Schlüssel?
    Die anderen im Raum, deren Apparat noch Richtungshören zulässt, ist viel zu früh schon klargeworden, dass das Geschrei durchs Fenster kommt und irgendwas mit Hartmetallen und einer Last zu tun haben muss.

    Verschreiber des Tages: Fromkritik.

    The current notion of lifelong-learning is fundamentally evil. While the exploiters of today sure are reasonable heirs of tradition, the exploited still see time working for their cause. A German idiom frames the outlook of advancement – the years of apprenticeship are not the year of the master. By contrast, how devastatingly honest does the English equivlaent prepare the life-long learner for his position – life isn’t easy at the bottom.

    „Pedestrian malls, I’m walking through pedestrian malls, […] Oh, West-Germany, the beautiful.” (Rainald Grebe, The Hongkong-Concert).
    Walking the German inner cities, one cannot but admire the omnipresence of stores selling the good life in form of shenanigans. Revealing are their names, Butlers, Xenos and Mythos.

    On the Berlin subway line U2, I frequently fall prey to my imagination. Hearing impressions inform the idea, I was travelling on board an underground avery. As I do not see the birds themselves, I must be wrong.
    Yet, underneath the seats of the old cart, where we have our feet, a metal-grid seperates some space from our access. Not unlike cages, they allow me to assume that they contain the screaming birds. Obviously, they want to be set free and I can see a narrow slot, built to hold a key. I am asking myself, what kind of custodian or care-taker would be the owner of this key?
    Those whose hearing is not impaired, probably everybody else in the cart, they know all too early that the screaming enters our space through small open windows, and that it has to do with iron and the necessity to move something very heavy.

    typo of the day: the critique of from

    L’ideé que toute la vie est une form d’apprentissage, c’est profondément néfaste. Encore, les capitalistes de nos jours, ils peuvent se reposer sur la tradition. Se former est un rude métier, dit le vieil adage. L’expression allemande valorise la notion de progrès : « Les années d’apprentissage ne sont pas des années de maître. » A l’inverse, d’une honnêteté glaciale, la version anglaise prépare l’élève à son avenir ainsi : « En bas, la vie n’est pas facile. »

    „Zones piétonnes, zones piétonnes, […] Ah, la belle Allemagne de l’Ouest! (Rainald Grebe, Le Concert Hongkonk)
    On marche dans le centre-ville allemand au milieu de boutiques et partout ils nous vendent des bibelots – cette une chose étrange. En plus, leurs noms révèlent une certaine malice: Butlers, Xenos et Mythos.

    Sur la ligne U2 du métro berlinois, je me perds souvent dans mon imagination, guidé par ce qui vient à mes oreilles. J’étais à bord d’une volière souterraine. Comme je ne vois pas les oiseaux, je dois me tromper. Au-dessous des sièges du vieux wagon, là où nos pieds se trouvent, une grille en métal nous les rends inaccessibles. Ca ne ressemble pas à des cages, et pourtant ça m’encourage à penser que c’est ici que sont les oiseaux hurlants. Bien sûr, ils veulent être libérés; je peux voir une étroite serrure. Je me demande quelle sorte de gardien ou de protecteur pourrait être le propriétaire. Qui est l’homme que tient la clé?
    Les otres passagers, ils tiennent des oreilles en bonne santé. Malhereusement, ils savent que les cris qui passent à travers les petites fenêtres ouvertes du wagon sont en réalité le cri de l’acier et qu’il est nécessaire de faire circuler les choses, même très pesantes.

    La faute de frappe du jours est intraduisible: Fromkritik.